MICHEL MOATTI, LAURÉAT DU PRIX MAX GALLO 20243 min read
Reading Time: 3 minutesLE PRIX MAX GALLO 2024 EST ATTRIBUÉ À MICHEL MOATTI
La première édition du prix Max Gallo a couronné Michel Moatti, pour son roman Darwin, le dernier chapitre, paru aux éditions Hervé Chopin. Cette distinction est remise au lauréat par le maire de Nice, le vendredi 6 décembre 2024 dans le cadre exceptionnel de la Villa Masséna, musée d’art et d’histoire de la Ville de Nice.
Sous la présidence d’Emmanuel de Waresquiel, membre de l’Institut, de l’Académie des sciences morales et politiques, le jury du prix Max Gallo réunit les écrivains et historiens, Marielle Gallo, Maryvonne de Saint Pulgent, Didier Le Fur, Henri-Christian Giraud, Jérémy Guedj, et Pascal Ory, de l’Académie française.
Un prix pour rendre hommage et célébrer la mémoire d’un grand écrivain et historien Max Gallo (1932-2017), romancier, historien, essayiste, homme politique et académicien français, est le fils d’une famille d’immigrés italiens pauvres venus du Piémont à Nice. Il y a passé son enfance, sa jeunesse, et a même enseigné au lycée Masséna et à l’université. Il rendra un bel hommage à ses origines et à la ville qui a accueilli les siens dans sa saga romanesque La Baie des Anges (Robert Laffont. 1976). Titulaire d’un CAP d’ajusteur, technicien radio, il va, avec opiniâtreté, avec constance, s’appliquer à vivre de sa passion : l’histoire et les histoires. Journaliste à L’Express, directeur de la rédaction du Matin de Paris, il entre en politique en 1981, s’engageant autant à gauche sous François Mitterrand, dont il a été le secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement, entre 1983 et 1984, qu’à droite, en soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Il sera député européen, mais le cœur de sa vie est l’écriture. Écrivain prolifique, il publiera plus de 130 titres depuis le milieu des années 1960 jusqu’à ses dernières années. En 2015, il annonce souffrir de la maladie de Parkinson qui l’emportera deux ans plus tard. Son œuvre est protéiforme. Il n’est guère d’époque, d’événement, de personnage historique que, d’un siècle à l’autre, il n’ait abordé. On relira avec émotion son autobiographie L’oubli est la ruse du diable (XO, 2012). « Et tout pour moi, ma vie, la vie, la guerre, l’Histoire, était roman. » Ces quelques lignes extraites de son autobiographie – un livre d’histoire, tant son destin est exceptionnel – semblent s’imposer pour l’hommage qui lui est porté.
Inspiré des journaux du vice-amiral Robert FitzRoy et des écrits de Darwin, Darwin, le dernier chapitre ne se contente pas de raconter une histoire d’aventure, mais plonge le lecteur dans l’intimité d’une expédition scientifique et humaine qui a marqué un tournant dans notre compréhension du monde.Michel Moatti nous entraîne dans l’aventure du HMS Beagle, débutée en décembre 1831, où le jeune naturaliste Charles Darwin, fraîchement diplômé de Cambridge, est embarqué à la demande du capitaine Robert FitzRoy. Ce dernier cherche une compagnie intellectuelle pour éviter l’isolement extrême rencontré lors de précédentes expéditions, qui a mené son prédécesseur au suicide. Au cours de ce périple de cinq ans, Darwin, tombera lourdement et mystérieusement malade. Entre profonde détresse et crises aiguës, il réussira à accumuler des observations et des travaux de recherche révolutionnaires.
Journaliste, docteur en sociologie et professeur à l’université, Michel Moatti est l’auteur notamment de Retour à Whitechapel (2013), unanimement salué par la critique et de Tu n’auras pas peur (prix Polar de Cognac 2017). Ses polars historiques sont tous publiés en poche chez 10-18. Darwin, le dernier chapitre est son 11e roman aux Éditions Hervé Chopin.
Crédit photo : Atelier Gallien Studio
