Né à Paris, le 16 juin 1925, d’une famille de conseillers d’État, de contrôleurs généraux des finances, d’ambassadeurs de France et de parlementaires, parmi lesquels un chancelier de France et un député à la Convention nationale, Jean d’Ormesson est normalien et agrégé de philosophie. Journaliste, chroniqueur, il a été Directeur général du Figaro (1974-1977). Secrétaire général, puis Président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l’UNESCO, il a reçu le Grand prix du roman de l’Académie française pour “La Gloire de l‘Empire” (Gallimard) en 1971.Il sera élu à l‘Académie française, le 18 octobre 1973, au fauteuil de Jules Romains (12ème fauteuil). Jean d’Ormesson publie chez Robert Laffont “C’est l’amour que nous aimons” dans la collection Bouquins.

Pour la première fois sont réunis les romans d’amour de Jean d’Ormesson, illustration de la veine sentimentale qui marqua son entrée en littérature. Accompagné d’une superbe préface de Marc Lambron, ce volume rassemble les deux premiers romans de l’auteur : “L’Amour est un plaisir” (1956) et “Un amour pour rien” (1960), un de ses meilleurs textes autobiographiques, “Au revoir et merci”, ainsi que sa trilogie inspirée par l’histoire des sœurs Mitford – “Le Vent du soir”, “Tous les hommes en sont fous” et “Le Bonheur à San Miniato”, laquelle remporta un immense succès (un million d’exemplaires vendus) lors de sa parution dans les années 1980. Un ensemble très cohérent dans l’œuvre du romancier, une sorte de carte du Tendre où l’exaltation de l’hédonisme et le vertige du temps se conjuguent à la fascination du monde.