DANIEL PICOULY@©Jean-Marie PérierC’était écrit !

En 1948, Roquebrune fête le centenaire de son accession au statut de ville libre sous la protection du roi de Sardaigne. Pour marquer l’événement, ma mère fait un enfant : moi !

Depuis, Roquebrune et moi vivons une histoire d’amour et de célébration.

En 1960, j’ai 12 ans quand on célèbre le rattachement par plébiscite de Roquebrune à la France. Je me sens mieux. Vintila Horia obtient le Prix Goncourt pour « Dieu est né en exil ». Je me sens mal. On lui retire pour son passé de militant fasciste. Ouf ! Le général de Gaulle en profite pour piquer à Napoléon III l’idée du plébiscite et modifie la constitution de 58 en 1962 : j’ai 14 ans.

Pour mes 13 ans, Roquebrune était enfin devenu complètement française. Elle le fut déjà en 1793 (Marie Antoinette est guillotinée le 16 octobre) devient monégasque, mais en 1861, Napoléon paye en franc-or (un comble) 4 millions à Monaco pour renflouer son future club de football qui se fera battre à la 94ème minute en Ligue des Champions par Benfica en 2014. CQFD. La boucle est bouclée. Je peux enfin rêver d’un salon du livre qui ressemblerait à ce que j’écris et mêlerait : biographie, fiction, histoire, Napoléon, Marie Antoinette, de Gaulle et le football.

Ce salon existe, c’est « Lecture en fête » à Roquebrune Cap Martin. Je suis fier d’en être l’invité d’honneur et je vous y attends.

On devait s’y rencontrer… C’était écrit !

Daniel Picouly