Vendredi 12 juillet à 20h30 à Saint Martin-Vésubie – Sous chapiteau

La lecture

 « Etoile errante » de JMG Le Clézio

Pendant l’été 1943, dans un petit village de l’arrière-pays niçios transformé en ghetto par les occupants italiens, Esther découvre ce que peut signifier être juif en tant de guerre : adolescente jusqu’alors sereine, elle va connaître la peur, l’humiliation, la fuite à travers les montagnes, la mort de son père. Une fois la guerre terminée, Esther décide avec sa mère de rejoindre le jeune Etat d’Israël. Au cours du voyage, sur un bateau surpeuplé, secouée par les tempêtes, harcelée par les autorités, elle découvrira la force de la prière et de la religion. Mais la Terre promise ne lui apportera pas la paix : c’est en arrivant qu’elle fait la rencontre, fugitive et brûlante comme, un rêve de Nejma, qui quitte son pays avec les colonnes de Palestiniens en direction des camps de réfugiés.

Esther et Nejma, la Juive et la Palestinienne, ne se rencontreront plus. Elles n’auront échangé qu’un regard, et leurs noms. Mais, dans leurs exils respectifs, elles ne cesseront plus de penser l’une à l’autre. Séparées par la guerre, elles crient ensemble contre la guerre.

Charles-Berling©Ben-Dauchez&Charlette-StudioLe lecteur

Charles Berling débute au théâtre avec Le Dibbouk de S. Ansky. C’est le commencement d’une intense carrière qui l’emmènera de Harold Pinter à Molière, en passant par Botho Strauss, Jean Eustache, Céline et Koltès. Il se fait connaître du grand public par les films Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet et surtout, en 1996, Ridicule de Patrice Leconte.

Depuis, la carrière de Charles Berling n’a cessé de se diversifier, alternant comédies et drames, théâtre et cinéma, petits et grands projets, il est devenu l’acteur de tous les registres. On l’a vu récemment dans Le Prénom de A. de La Patellière et de M. Delaporte, et face à son fils Emile dans Comme un homme de Safy Nebbou.

Véritable touche à tout, il passe à la réalisation avec un court-métrage en 1998, La Cloche, et un documentaire, Sur les traces de Gustave Eiffel en 2009. Il prépare son premier long-métrage qui sera adapté du récit qu’il a publié en 2011, Aujourd’hui maman est morte.

Depuis 2010, il est avec son frère Philippe Berling à la tête du Théâtre Liberté de Toulon. Après avoir dirigé Pascal Elbé dans Pour Ceux Qui Restent et Caligula dont il interprète le rôle titre, il écrit, interprète et met en scène Gould et Menuhin en 2012. Finalement, il renoue avec un amour de jeunesse, la chanson, et écrit les textes qu’il interprète dans son premier album Jeune Chanteur sorti en 2012.